RT 2012: Pas de dérogation pour les maisons individuelles

L’Union des maisons Françaises (UMF) réclamait les mêmes dérogations que le logement collectif concernant l’application de la RT 2012, mettant en cause l’instabilité et les ratés du moteur de calcul. Benoist Apparu, le ministre du logement, a choisi de ne pas donner suite. Le ministère a mis moins d’un mois pour trancher. La requête présentée par l’Union des maisons Françaises (UMF) en mars a été tout bonnement rejetée. En effet, la fédération des constructeurs de maisons individuelles s’est plainte de l’instabilité du moteur de calcul de la RT 2012. « Ce sont plus de six versions qui se sont succédées, plongeant les constructeurs dans l’impossibilité de préparer, en connaissance de cause, leurs descriptifs techniques, leurs catalogues d’offre et plus grave encore le prix de leurs prestations » arguait Christian Louis Victor, le président de l’UMF dans une lettre adressée fin mars, à Benoist Apparu, ministre chargé du Logement. En conséquence, il avait demandé au gouvernement de « porter le « CEP max » à 57.5 kwh/m²/an et ce, jusqu’au 31 décembre 2014 en cohérence à la dérogation déjà acceptée pour le logement collectif. » Si le ministre s’était plié à la demande de l’UMF, la RT 2012, qui impose un CEP max de 50 kwh/m²/an à partir du 1er janvier 2013 aurait pris du plomb dans l’aile. Mais le ministre a refusé d’élargir la dérogation accordée dans le logement collectif.